Mon voyage au Kenya !

« Le Kenya est une terre où la lumière semble avoir une âme, où chaque pas soulève un peu de poussière rouge et beaucoup d’émotion, et où l’horizon te rappelle doucement que le monde est plus vaste, plus sauvage et plus beau que ce que tu imaginais. »

Pourquoi Mombasa ?

J’ai eu la chance de partir à Mombasa pour assister au 13e Symposium scientifique de la WIOMSA , qui s’est tenu du 28 septembre au 3 octobre 2025. Cet événement rassemblait des chercheurs du monde entier autour des enjeux de l’océan Indien occidental. Entre présentations, posters et échanges scientifiques, j’ai vécu une immersion passionnante dans le monde de l’océanographie et de la gestion durable des océans.

Depuis La Réunion, rejoindre Mombasa n’a rien d’un petit saut de puce.

D’abord un vol La Réunion → Johannesburg avec Air Austral (environ 4h30). Arrivée à 2h du matin, les yeux encore collés mais l’excitation bien réveillée, comme si mon cerveau avait décidé que dormir serait pour une autre vie. Puis un second vol Johannesburg → Nairobi avec Kenya Airways (environ 4h). Et enfin, le dernier tronçon Nairobi → Mombasa (environ 1h), le sprint final. – Je dois avouer que j’ai eu un petit moment de solitude en découvrant l’avion de Kenya Airways après celui d’Air Austral … Disons que le contraste était saisissant. Mais bon, j’ai survécu, j’ai atterri en un seul morceau, juste un peu plus froissée que ma valise. Et puis, juste avant l’atterrissage, le moment magique : le Kilimandjaro enneigé qui apparaît derrière les nuages. Évidemment, mon cerveau a immédiatement lancé la chanson “KILIMANJARO ” entendue dans le vlog de Lena Mahfouf. Cliché ? Absolument. Est‑ce que j’ai adoré ? Totalement. Côté nourriture, j’ai aussi eu droit à quelques surprises. Sur le premier vol avec Air Austral, j’ai dégusté un cari poulet absolument délicieux, parfaitement assaisonné, réconfortant, et franchement inattendu pour un repas d’avion. Une petite pépite à 10 000 mètres d’altitude. Sur Kenya Airways, un des vols proposait un plat qui sentait incroyablement bon… mais la fatigue a gagné le combat. Je n’ai rien mangé, juste admiré l’odeur.

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L’arrivée à l’hôtel : un décor de film

Le symposium se tenait au PrideInn Paradise Beach Resort, un hôtel tellement incroyable qu’on aurait dit un décor de cinéma. Vous voyez le film Famille Recomposée avec Adam Sandler, où tout le monde se retrouve dans un resort africain tellement immense et paradisiaque qu’on a l’impression d’être dans un rêve éveillé ? Eh bien… j’avais exactement cette sensation en arrivant. Entre les piscines turquoise, les restaurants parfumés, le bar en plein milieu de la piscine et la plage privée qui semblait avoir été retouchée sous Photoshop, on ne savait plus où poser les yeux. Et puis, détail absolument délicieux : des singes partout. Oui, de vrais singes qui se promènent comme des habitués du spa. Sur la plage, j’ai même croisé des dromadaires, comme si le décor avait décidé de pousser le cliché du voyage exotique jusqu’au bout. Une carte postale vivante, version XXL. Petit bémol, un peu moins glamour : on n’est presque pas sortis de l’hôtel. L’extérieur n’était pas très sûr, et un membre du groupe s’est fait arracher son collier juste devant l’entrée… On y est restés une semaine… et honnêtement, on aurait pu y rester un mois sans s’en lasser.

Direction Tsavo : le début de l’aventure safari

Après Mombasa, nous avons pris la route vers le Taita Hills Safari Resort & Spa, au cœur de la réserve de Tsavo. Sortir de Mombasa a été… comment dire… une aventure en soi. Un trafic digne d’un jeu vidéo en mode expert, où chaque rond‑point ressemble à un mini‑boss. Mais une fois la ville derrière nous, tout s’est ouvert : des paysages brûlés par le soleil, des villages colorés, des enfants qui jouent au bord de la route, et même un train qui file en parallèle comme s’il voulait nous accompagner jusqu’au bout. Nous sommes arrivés à l’hôtel pile au coucher du soleil, ce moment où le ciel devient orange et où tout paraît un peu magique. Et là… INCROYABLE. Un lodge en pleine réserve, ambiance safari chic, singes en liberté, oiseaux aux couleurs impossibles, et un feu de camp où un guitariste jouait — évidemment — la chanson du Kilimandjaro. Le destin adore les clins d’œil. Juste devant l’hôtel, un grand point d’eau attirait les animaux comme un aimant : zèbres, antilopes, et même une hyène qui est passée en mode “je fais juste un tour, ne faites pas attention à moi”. C’était irréel, comme si quelqu’un avait appuyé sur “play” dans un documentaire et qu’on s’était retrouvés dedans.

Dès le lendemain, premier safari. Et là, jackpot immédiat : des éléphants, immenses, paisibles, juste devant nous. On se serait crus dans un épisode de Nat Geo Wild, version premium. Puis tout s’est enchaîné comme dans un rêve : girafes, zèbres, antilopes, buffles… Tsavo nous offrait son casting complet, dans un décor rouge et doré sculpté par le vent. Ce qui m’a le plus marquée, au‑delà de la beauté brute du moment, c’est cette sensation d’être tolérée sur leur territoire. Ici, rien n’est artificiel, rien n’est mis en scène. Les animaux vivent, respirent, se déplacent comme ils l’ont toujours fait. C’est à nous de nous adapter, de ralentir, d’observer en silence. Tsavo, avec ses plaines infinies et sa terre couleur rouille, te rappelle vite que tu n’es qu’une invitée. Le lendemain, on repart pour un nouveau safari. Et là, enfin : le roi de la savane. Un lion, à moins d’un mètre de notre voiture, majestueux, impassible, comme s’il avait été sculpté dans la lumière du matin. Un moment suspendu, presque irréel. Et pourtant, même si le lion porte le titre de roi, c’est l’éléphant qui nous a le plus bouleversés : sa puissance tranquille, sa douceur massive, cette façon d’exister qui impose le respect sans jamais forcer. Une présence qui marque profondément. On était tellement émerveillés qu’on a prolongé le séjour, incapables de partir si vite. On n’a pas coché le Big Five complet : pas de léopard — ces fantômes de la nuit — et pas de rhinocéros dans cette réserve. Ce sera pour une prochaine aventure…

Et voilà, mon escapade kenyane s’achève ici, avec encore un peu de poussière rouge sur les chaussures et beaucoup de souvenirs plein la tête. Ce voyage m’a offert des moments de cinéma, des paysages qui ressemblent à des rêves, des rencontres improbables avec des singes pickpockets… et une bonne dose d’émerveillement. – Mais au‑delà des palmiers, des piscines et des lodges façon carte postale, il y a aussi une réalité qu’on ne peut pas ignorer : dehors, il n’y a pas d’eau courante, beaucoup d’enfants font la manche, et la pauvreté est omniprésente. Il ne faut surtout pas fermer les yeux face à ça. Au contraire : les ouvrir, pleinement, pour mesurer la chance que l’on a et la responsabilité qui va avec. Le voyage, c’est aussi ça : être touché, bousculé, conscient. Le Kenya m’a offert des paysages incroyables, une culture chaleureuse, une cuisine pleine de saveurs, des rencontres humaines et animales inoubliables.

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"Jambo, Jambo bwana, Habari gani, Mzuri sana. Wageni, Wakaribishwa, Kenya yetu, Hakuna Matata." - Teddy Kalanda Harrison

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